À quel moment de l’année accepter, démarquer et solder les dépôts de vos clientes ?
Une boutique de seconde main féminine ne vit pas au rythme du calendrier civil mais à celui des bascules de saison, des soldes et des vacances scolaires.
Accueil / Carnet des portants / Que vérifier dans votre registre et vos mandats avant un contrôle en boutique ?
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Un contrôle en boutique ne commence pas par vos portants, il commence par vos papiers. Registre des objets mobiliers, mandats signés, affichage des prix, traces de sortie des pièces : chacun de ces points se vérifie en quelques minutes, à condition de savoir quoi regarder. Voici la liste à passer chaque trimestre.
Publié le Mis à jour le Lecture 10 minutes Par Jimenez Julien
Quatre choses se vérifient avant un contrôle, et elles se vérifient dans cet ordre : votre registre, vos mandats, ce qui est affiché en rayon, et la trace laissée par chaque pièce sortie.
Si ces quatre blocs tiennent, le reste suit. Si l’un d’eux flotte, c’est celui là qui occupera toute la visite.
Le test le plus simple pour savoir où vous en êtes : prenez une pièce au hasard sur un portant et remontez jusqu’à sa ligne d’entrée, puis jusqu’au mandat signé par sa déposante. Si vous y arrivez en deux minutes, votre boutique tiendrait un contrôle demain matin.
Le reste de cet article détaille les points à passer, bloc par bloc, avec la liste trimestrielle à cocher en fin de parcours.
Le premier réflexe consiste à demander le registre et à vérifier qu’il est tenu jour par jour, et non reconstitué le dimanche soir. L’obligation figure à l’article 321-7 du code pénal, qui vise toute activité professionnelle comportant la vente d’objets mobiliers usagés, ce qui inclut sans ambiguïté un dépôt vente de vêtements.
Vient ensuite le croisement : une pièce prise sur un portant, sa ligne d’entrée, sa description. C’est un exercice court et il dit tout de la tenue de votre boutique.
Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes s’intéressent aussi à ce que voit l’acheteuse : les prix affichés, les caractéristiques annoncées, l’information donnée avant l’achat. Leur périmètre est présenté sur le site du ministère de l’économie, dont relève la répression des fraudes.
Une visite ne cherche pas la faute rare, elle cherche la méthode. Un registre régulier et des mandats retrouvables valent mieux qu’un classeur parfait sur trois dossiers et vide sur les autres. Le cadre général de ces obligations est détaillé dans les obligations légales d’un dépôt vente de vêtements féminins.
Passez ces dix points sur une trentaine de lignes prises au hasard, pas seulement sur les dernières. Les erreurs se logent presque toujours dans les semaines chargées.
Un registre tenu jour par jour se lit comme un calendrier. Une semaine de septembre sans aucune entrée, dans une boutique qui reçoit des dépôts toute la semaine, se remarque immédiatement.
Le défaut le plus fréquent n’est pas la fraude, c’est le rattrapage. Trois dépôts saisis d’un coup le vendredi, avec la date du vendredi pour tous, et la continuité est perdue.
Le mot veste ne décrit rien. Une description utile porte la nature, la marque, la couleur dominante, la matière principale, la taille française et le défaut constaté à l’entrée.
Le critère est simple à tester : lisez une ligne à voix haute et demandez vous si vous retrouveriez la pièce sur le portant sans hésiter. Si la réponse est non, la description ne remplit pas la fonction d’identification que le texte lui donne.
La ligne doit permettre de savoir qui a apporté la pièce, pas seulement qu’une pièce est arrivée. Nom, prénom, adresse et référence du document d’identité présenté forment le socle habituel.
C’est aussi votre protection. Une pièce dont l’origine n’est pas identifiable est une pièce que vous ne pouvez défendre ni devant un contrôle, ni devant une personne qui la reconnaîtrait.
L’exigence pratique est celle ci : on vous cite un nom de déposante, vous sortez son mandat sans fouiller un carton. Cela suppose un classement par nom et par période, et une sauvegarde ailleurs que dans le tiroir de la caisse.
Un dépôt vente qui tourne accumule plusieurs centaines de mandats par an. Le classeur unique par ordre d’arrivée tient deux saisons, puis devient impraticable le jour où une déposante rappelle pour un dépôt de l’année précédente.
Tirez trois dossiers au sort et relisez huit mentions sur chacun : identité complète de la déposante, liste numérotée des pièces, prix de mise en vente, taux de commission, durée du dépôt, dates de démarque, sort des invendus, signature et date des deux parties.
Un mandat non signé ne vaut rien le jour d’une contestation, et un mandat signé mais non daté ne vaut guère mieux. Ces deux oublis, avec le taux de commission laissé en blanc, forment le trio des erreurs de mandat et de prix qui coûtent le plus cher à une boutique.
L’information du consommateur sur les prix relève de l’arrêté du 3 décembre 1987, dont le principe est constant : le prix doit être porté à la connaissance de l’acheteuse par voie de marquage, d’étiquetage ou d’affichage, et se lire sans qu’elle ait à le demander. Le texte se consulte sur Legifrance, où sont publiés les textes officiels français.
Faites le tour de vos portants avec ce seul critère en tête. Les étiquettes retournées, les cintres où l’étiquette est passée sous une doublure et les pièces posées sur une table sans marquage sont les trois cas que l’on retrouve partout.
La mention du défaut sur l’étiquette de cintre n’est pas un excès de zèle, c’est de l’information sur les caractéristiques essentielles du bien vendu. Un ourlet repris, un bouloché au coude, une fermeture remplacée : trois mots suffisent.
Cette mention vous évite surtout la contestation d’après vente, celle où une acheteuse revient le samedi avec une pièce dont elle n’avait pas vu le défaut en cabine. Elle protège aussi la déposante, dont la pièce se vend à un prix cohérent avec son état réel.
Toute pièce entrée doit sortir quelque part, et cette sortie doit laisser un document. Trois cas seulement : le ticket de vente, la décharge de restitution signée par la déposante, le bordereau de remise à une association.
Le contrôle interne le plus révélateur consiste à partir de dix lignes fermées de votre registre et à retrouver les dix documents correspondants. Une pièce sortie sans trace n’est pas une négligence de forme, c’est un trou dans la chaîne entre l’entrée et la sortie.
Chaque boutique connaît la déposante qui ne revient pas. Les pièces restent en réserve, la fin de dépôt est passée depuis longtemps, et personne n’ose trancher.
La règle est de l’écrire avant, jamais après : le mandat doit indiquer ce qui se passe à l’issue du dépôt si la déposante ne se manifeste pas, restitution sur rendez vous, prolongation, ou remise à une association nommée. Une case cochée à l’entrée règle une situation qui, autrement, se règle mal.
Prévoyez aussi le rappel écrit avant l’échéance et gardez en la trace. Les périodes où ces échéances se concentrent sont détaillées dans les périodes annuelles d’acceptation, de démarque et de solde.
Voici l’ensemble regroupé en quatre blocs. Passez la liste un jour de fermeture, à deux personnes si votre équipe le permet, et datez la feuille en bas.
| Bloc | Points à cocher |
|---|---|
| Registre | Dates continues, numérotation sans trou, aucune rature non signée, descriptions identifiantes, identité des déposantes, mode d’entrée, sorties renseignées |
| Mandats | Classement par nom et par période, sauvegarde, trois dossiers relus au hasard, signatures et dates présentes, taux de commission écrit |
| Rayon | Prix lisible sur chaque pièce, taille française portée, défauts signalés, pastilles de saison à jour, portants sans pièce hors dépôt en cours |
| Sorties | Dix lignes fermées vérifiées, décharges de restitution signées, bordereaux de don classés, pièces non réclamées traitées selon le mandat |
Un contrôle ne se prépare pas la veille, il se prépare en tenant votre registre comme vous tenez vos portants. Les quatre blocs ci dessus se passent en une heure par trimestre, et ils vous disent exactement où vous êtes.
Le travail se réduit encore quand chaque pièce déposée porte d’elle même sa ligne de registre, son mandat, ses dates de démarque et sa trace de sortie. C’est le rôle de la fiche déposante et du registre tenus dans Revestia, qui produit la liste des pièces sorties sans document dès qu’il en manque une. Pour faire passer votre propre registre au crible, écrivez nous depuis la page de contact de la boutique, avec une demande de devis si vous préférez commencer par là.
Passer du carnet au comptoir
Faites tourner vos portants avec des mandats tenus au même endroit
Revestia enregistre chaque dépôt, propose un prix défendable, pose les dates de démarque et calcule le règlement de la déposante sur le prix réellement encaissé. Vous gardez la main sur ce que vous acceptez, et vous cessez de chercher une durée de dépôt dans un carnet à souches.
Dites-nous combien de déposantes vous suivez et ce qui vous prend le plus de temps : nous vous montrons le logiciel sur votre propre situation, jamais sur une boutique fictive.
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Jimenez Julien
Auteur et éditeur de RevestiaIl a passé des matinées entières derrière les comptoirs de dépôt vente féminin, à regarder des gérantes trier des sacs, refuser une veste sans vexer une fidèle et retrouver une commission dans trois carnets à souches. Il ne tient pas de boutique : son travail est de mettre par écrit ce qui se décide en trente secondes au comptoir, du mandat signé au règlement de la déposante.
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