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Comparatif

Revestia ou le tableur de suivi des dépôts, que choisir

Le tableur est l’étape suivante du carnet : une ligne par pièce, un onglet par déposante, quelques formules pour la commission. C’est souvent la meilleure idée qu’une gérante ait eue, et elle tient deux ou trois saisons. Puis les onglets se multiplient, la formule de démarque se casse en recopiant une ligne, et personne ne sait plus quel fichier fait foi. Voici où le tableur gagne et où il lâche.

Le comparatif poste par poste

CritèreRevestiale tableur de suivi des dépôts
Mise en routeConditions, taux et paliers paramétrés en un après midiImmédiate, si vous savez déjà construire vos propres formules
Coût direct49 à 139 euros HT par mois, sans engagement de duréeGratuit, ou compris dans une suite bureautique déjà payée
Fiabilité du calculCommission appliquée au prix encaissé, sans interventionUne ligne recopiée de travers et le calcul saute sans prévenir
Démarques automatiquesPaliers à 30, 60 et 90 jours déclenchés par la date de dépôtÀ relancer soi même, ou à coder à coups de formules de dates
Étiquettes de cintrePlanches imprimées avec taille, composition, défaut et numéroPublipostage à remonter à chaque changement de saison
Travail à plusieursComptes vendeuses distincts, droits séparés sur prix et règlementsUn fichier partagé, des versions concurrentes, l’écrasement classique
Journal des prixChaque changement de prix daté et attribué à une vendeuseAucune trace, la valeur précédente de la cellule a disparu
Registre présentableExport daté des entrées et des sorties sur la période demandéeIl faut nettoyer et remettre en forme le fichier avant de le montrer
Photos des piècesInventaire photo rattaché à la fiche de chaque pièceLiens vers un dossier d’images, cassés au premier rangement
SauvegardeQuotidienne, avec récupération d’une fiche déposante suppriméeDépend entièrement de l’endroit où le fichier est stocké

Le tableur est excellent tant qu’une seule personne le touche

Un tableau de suivi bien construit, avec une ligne par pièce et une colonne par condition, fait un travail honnête. Il calcule une commission, additionne un solde et se lit sans formation. Tant qu’une seule personne le remplit, toujours de la même façon, il tient. Les ennuis commencent au partage : une deuxième vendeuse ouvre le fichier, trie une colonne sans étendre la sélection, et la ligne d’une déposante se retrouve associée au prix d’une autre.

Le second point faible est plus discret. Un tableur ne garde pas la mémoire de ce qu’il contenait avant. Quand une déposante conteste un prix, vous ne pouvez pas montrer que la pièce était bien à 120 euros le 3 mars, parce que la cellule ne contient plus que la valeur du jour. Un journal des modifications de prix, daté et attribué, est exactement ce qui manque au moment où la discussion s’envenime.

Les démarques, la formule que tout le monde finit par casser

Programmer des paliers à 30, 60 et 90 jours dans un tableur est possible, avec des formules de dates et une mise en forme conditionnelle. Cela fonctionne le premier mois. Puis une ligne est insérée au mauvais endroit, une plage n’est pas étendue, un copier coller écrase la formule par une valeur, et la moitié du portant cesse de démarquer sans que rien ne le signale. La panne est silencieuse, ce qui la rend coûteuse.

Une démarque manquée ne se voit pas dans le fichier, elle se voit sur le portant, trois mois plus tard, quand les pièces d’avril sont encore au prix d’avril. C’est exactement ce que mesure l’écart d’environ un tiers de cintres immobilisés au delà de quatre vingt dix jours entre une boutique qui tient ses paliers et une boutique qui les repousse. La différence n’est pas la rigueur de la gérante, c’est l’endroit où vit le calendrier.

Les étiquettes et les photos, là où le fichier montre ses limites

Une pièce de seconde main est unique : elle a une taille française réelle, une composition, une saison, un défaut visible et une photo. Le tableur sait stocker les cinq premières colonnes, et il le fait très bien. Il ne sait pas imprimer une planche d’étiquettes de cintre lisible sans un publipostage à remonter chaque saison, ni rattacher une image à une ligne autrement que par un lien qui casse au premier rangement de dossier.

C’est un détail jusqu’au jour où une acheteuse conteste l’état d’une veste, ou qu’une déposante affirme avoir confié un manteau que vous ne retrouvez plus sur aucun portant. L’inventaire photo rattaché à la fiche de la pièce, avec sa date d’entrée et son numéro de mandat, règle les deux situations en dix secondes. Sans lui, vous rouvrez un dossier d’images nommé par date d’appareil photo, et vous cherchez pendant que la cliente attend au comptoir.

Quand l’alternative reste le bon choix

Si vous tenez trente ou quarante pièces à la fois, que vous êtes à l’aise avec les formules et que votre modèle reste simple, un taux unique et pas de démarque programmée, le tableur suffit largement. Il ne coûte rien, il s’adapte à votre façon de compter, et vous pourrez le relire dans dix ans. Beaucoup de dépôts saisonniers, ouverts trois mois par an autour d’une braderie ou d’une vente de printemps, n’ont aucune raison d’en changer.

Le verdict

Le tableur perd rarement sur ce qu’il calcule, il perd sur ce qu’il oublie de déclencher et sur ce qu’il ne peut pas prouver. Tant que vos démarques se font vraiment aux dates prévues et qu’aucune déposante n’a contesté un prix, gardez le. Le jour où deux personnes le remplissent, ou le jour où il faut sortir un registre daté des entrées et des sorties, sa structure ne suit plus.

Questions frequentes

Peut on partir de son tableur existant ?
Oui, c’est même le point de départ le plus fréquent. Vous transmettez le fichier tel qu’il est, avec ses onglets et ses approximations, et les fiches déposantes sont recréées à partir de vos colonnes : identité, conditions acceptées, dépôts en cours et soldes dus. Vous validez le résultat avant la mise en route, ligne par ligne s’il le faut.
Le registre exporté ressemble t il à un tableur ?
L’export sort en tableur ou en document imprimable, sur la période que vous demandez, avec la date d’entrée, l’identité de la déposante, la description de la pièce et sa sortie. La différence avec votre fichier actuel n’est pas le format : c’est qu’il se remplit au moment du dépôt et qu’il ne se retouche pas après coup.
Et si je préfère garder mon tableur en parallèle ?
Rien ne l’interdit, et beaucoup de gérantes conservent un fichier de suivi personnel les premiers mois. L’essentiel est de décider lequel des deux fait foi pour les prix, les dates et les règlements. Deux sources qui se contredisent devant une déposante coûtent plus cher qu’une double saisie temporaire.

Revestia ou le tableur de suivi des dépôts, que choisir

Le tableur perd rarement sur ce qu’il calcule, il perd sur ce qu’il oublie de déclencher et sur ce qu’il ne peut pas prouver. Tant que vos démarques se font vraiment aux dates prévues et qu’aucune déposante n’a contesté un prix, gardez le. Le jour où deux personnes le remplissent, ou le jour où il faut sortir un registre daté des entrées et des sorties, sa structure ne suit plus.