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Comparatif

Revestia ou le carnet de mandats papier, que choisir

Presque tous les dépôts vente ont commencé avec un carnet à souches, un classeur de mandats et une bonne mémoire. Cela fonctionne longtemps, tant que la boutique tient dans une seule tête. La question n’est donc pas de savoir si le papier marche, mais à partir de quel volume de dépôts il commence à coûter plus qu’il ne rapporte. Voici la comparaison sur les gestes qui reviennent toutes les semaines derrière un portant.

Le comparatif poste par poste

CritèreRevestiale carnet de mandats papier et le carnet à souches
Ouvrir un mandatConditions paramétrées une fois, impression en deux exemplaires numérotésRecopié à la main à chaque dépôt, avec le risque d’une case oubliée
Retrouver un mandat de marsRecherche par nom de déposante ou par numéro, en quelques secondesDépend du classement du classeur et de la personne qui l’a rangé
Date de fin de dépôtAvis préparé huit jours avant, avec la liste des pièces concernéesIl faut y penser, feuille par feuille, en pleine journée de vente
Paliers de démarqueAppliqués automatiquement à 30, 60 et 90 jours après le dépôtRepassage manuel sur les étiquettes, presque toujours reporté
Prix de mise en rayonFourchette proposée par marque, état, saison et taille françaiseEstimation de mémoire, variable selon le jour et la fatigue
Étiquette de cintreTaille, composition, défaut, prix et numéro de mandat imprimésÉcriture manuscrite, souvent réduite au prix et à la taille
Registre des objets d’occasionTenu au fil des entrées, exportable sur la période demandéeCahier à tenir en double, avec des ratures difficiles à défendre
Règlement de la déposanteRécapitulatif calculé sur le prix encaissé, signé et archivéCalcul à la calculatrice, rediscuté un règlement sur deux
Perte du supportSauvegarde quotidienne, fiche déposante supprimée récupérableUn carnet mouillé ou égaré, et l’historique disparaît avec lui
Coût mensuel49 à 139 euros HT selon le volume de dépôts, sans engagementQuelques euros de carnets, plus le temps passé chaque semaine

Le papier ne casse pas, il déborde

Un carnet à souches ne tombe jamais en panne, et c’est sa grande force. Le problème n’est pas sa fiabilité, c’est sa capacité. Tant qu’une saison tient sur vingt mandats, tout va bien. À cent cinquante mandats qui se chevauchent, avec des dates de fin réparties sur trois mois et des paliers de démarque à suivre pièce par pièce, le carnet devient un objet de consultation permanente. Vous le sortez dix fois par jour, et c’est chaque fois du temps pris sur la vente.

Le coût réel n’apparaît nulle part dans vos comptes, parce qu’il se paie en minutes. Quatre heures par semaine passées à recopier, chercher un mandat, préparer un règlement et téléphoner pour rappeler une fin de dépôt : c’est l’ordre de grandeur que retrouvent les boutiques au moment de basculer. Rapporté à un mois, cela dépasse largement les 49 euros de la formule la plus simple, avant même de compter les pièces qui dorment faute de démarque appliquée.

Ce que le carnet ne peut pas faire, se souvenir à votre place

Un carnet enregistre, il n’alerte pas. Il ne vous prévient pas que quatorze mandats arrivent à échéance la semaine prochaine, que le portant des mailles est saturé depuis un mois, ou que la robe noire entrée en avril attend sa deuxième démarque depuis douze jours. Toutes ces informations sont dans le carnet, correctement écrites, mais elles ne remontent que si quelqu’un va les chercher. Un samedi de septembre, personne ne va les chercher.

C’est là que le stock dormant s’installe, sans décision et sans faute. Personne n’a choisi de garder ces pièces trois mois de plus, simplement la date est passée inaperçue. Un outil qui pose les paliers dès la signature et qui prépare l’avis de fin huit jours avant l’échéance ne rend pas la gérante plus rigoureuse : il lui retire une charge mentale qu’aucun carnet ne portera jamais à sa place.

La reprise du carnet, la seule étape qui fait vraiment hésiter

L’objection la plus fréquente n’est pas le prix, c’est la peur de ressaisir des années de mandats. Elle est légitime, personne n’a envie de passer trois soirées à recopier des noms. En pratique, on ne reprend pas tout. On reprend les déposantes régulières, leurs conditions acceptées, les dépôts en cours et les soldes éventuellement dus. Les mandats clos restent au classeur, et le carnet redevient ce qu’il aurait toujours dû être, une archive.

Cette reprise est comprise dans la formule Mandats multi vendeuses et proposée sur devis pour les deux autres. Concrètement, vous transmettez vos carnets, les fiches déposantes sont recréées avec l’historique des dépôts, les conditions acceptées et les soldes éventuellement dus, puis vous validez ligne par ligne. Le reste des entrées se fait ensuite au fil des dépôts, à partir de la date de mise en route, sans jamais fermer la boutique une journée pour cause de migration.

Quand l’alternative reste le bon choix

Si vous suivez une vingtaine de déposantes, une centaine de pièces au maximum, et que vous êtes seule à tenir la boutique, le carnet reste imbattable. Il ne tombe jamais en panne, il ne coûte presque rien, il se remplit devant la cliente sans écran entre vous. Tant que vous retrouvez n’importe quel mandat en moins d’une minute et qu’aucun règlement n’a été rediscuté cette année, changer d’outil vous ferait perdre du temps plutôt qu’en gagner.

Le verdict

Le basculement se joue rarement sur une fonction précise, il se joue sur le volume et sur le nombre de mains. Une gérante seule avec cinquante déposantes fidèles tient encore très bien au papier. Deux cents déposantes, deux vendeuses et des mandats de quatre vingt dix jours qui se chevauchent, non. Le vrai signal, c’est le jour où vous avez cherché un mandat pendant dix minutes devant une cliente qui attendait.

Questions frequentes

Combien de temps prend l’ouverture d’un mandat une fois paramétré ?
Le temps de saisir les pièces, puisque les conditions ne se retapent plus. Sur un dépôt de vingt pièces photographiées, décrites et tarifées, l’essentiel du temps reste le tri lui même, qui est le vrai travail. Le mandat, lui, s’imprime en deux exemplaires numérotés à la fin, avec les prix et les dates de démarque déjà inscrits.
Peut on continuer à faire signer un mandat papier ?
Oui, et c’est le fonctionnement normal : le mandat s’imprime en deux exemplaires, la déposante signe le sien au comptoir et repart avec. La différence est qu’il porte un numéro, que son contenu reste retrouvable en quelques secondes, et que les pièces qu’il liste portent ce même numéro sur leur étiquette de cintre.
Que deviennent les carnets déjà remplis ?
Ils restent chez vous et gardent leur valeur de preuve pour les dépôts qu’ils couvrent. On ne reprend que ce qui est encore vivant : les déposantes actives, les dépôts en cours et les sommes dues. Ranger les carnets clos dans une boîte datée suffit, à condition de pouvoir les ressortir si une question se pose sur une pièce ancienne.

Revestia ou le carnet de mandats papier, que choisir

Le basculement se joue rarement sur une fonction précise, il se joue sur le volume et sur le nombre de mains. Une gérante seule avec cinquante déposantes fidèles tient encore très bien au papier. Deux cents déposantes, deux vendeuses et des mandats de quatre vingt dix jours qui se chevauchent, non. Le vrai signal, c’est le jour où vous avez cherché un mandat pendant dix minutes devant une cliente qui attendait.